Abeilles et guêpes : la vigilance s’impose pour nos chiens cet été

Avec le retour des beaux jours reviennent les repas en terrasse, les pique-niques… et les guêpes. Chaque été, elles semblent avoir le don de s’inviter là où elles ne sont pas les bienvenues. Entre les insectes qui tournent autour des verres et les chiens les plus curieux qui ne résistent pas à leur donner la chasse, les occasions de rencontre, et de piqûre, ne manquent pas.

Des insectes plus utiles qu’on ne le pense

Pourtant, malgré leur mauvaise réputation, les guêpes ne sont pas seulement là pour gâcher les repas en terrasse. Dans la nature, elles rendent en réalité de sacrés services : une seule colonie peut se nourrir de plusieurs milliers de mouches, moustiques, chenilles et autres larves au fil d’une saison. En butinant les fleurs, elles participent en plus à la pollinisation. Bref, elles travaillent dur pour l’écosystème, même si on ne les remercie pas souvent pour ça.

Quand le chien s’en mêle

Les ennuis commencent quand un chien décide de s’en prendre à elles. La plupart ne font d’ailleurs pas la différence entre une mouche inoffensive et une guêpe bien plus piquante. La piqûre provoque une douleur immédiate : l’animal peut s’agiter, gémir, voire pousser un cri soudain.

Une fois le chien calmé, le réflexe à avoir est d’appliquer rapidement du froid, une poche de glace ou un linge humide suffisent, pour limiter la douleur et le gonflement, avant de désinfecter la zone.

La prudence redouble lorsque la piqûre touche la bouche, la langue ou la gorge. Même chez un chien qui n’est pas allergique, le gonflement peut vite gêner la respiration. Dans ce cas, mieux vaut consulter sans attendre un vétérinaire, surtout si le chien est connu pour être allergique ou s’il a tenté d’avaler l’insecte, même recraché ensuite.

Reconnaître une réaction allergique

Comme chez l’être humain, certaines piqûres peuvent déclencher une réaction allergique sévère. Si dans les minutes qui suivent le chien montre une détresse respiratoire, un malaise, une agitation inhabituelle, une faiblesse marquée ou de l’urticaire, il doit être conduit immédiatement chez le vétérinaire le plus proche. Les piqûres d’abeille peuvent en effet entraîner les mêmes complications que celles de guêpe.

Mieux vaut prévenir

La prévention reste évidemment la meilleure solution : éviter que le chien ne chasse les insectes au vol, et rester attentif lors des repas pris en extérieur. Pour les animaux ayant un risque allergique connu, le vétérinaire peut aussi conseiller la composition d’une petite trousse d’urgence adaptée.

Enfin, si un nid de guêpes apparaît à proximité immédiate de l’habitation, mieux vaut ne pas tenter de l’enlever soi-même : un spécialiste saura évaluer la situation et intervenir si nécessaire. Petit détail utile pour se rassurer entre-temps : les nids de guêpes ne sont généralement pas réutilisés d’une année sur l’autre. Une bonne raison de plus d’éviter les interventions improvisées.

Source : SVPA Courrier des Bêtes, août 2026, n°532.

Crédit image: Ilsegret Messerknecht ©️